août 26 2010

Entreprise 2.0 : Ce Ne Sont Pas Les Outils Qui Font Un Réseau Social Réussi

Carte Française du web 2.0

Image via Wikipedia

Ça peut paraître bateau mais je pense qu’un petit rappel ne ferait de mal à personne. En entreprise, les managers se plaignent souvent que les outils de collaboration et de gestion documentaire sont peu utilisés par leurs collaborateurs.

Pourquoi ?

Parce que l’interface n’est pas sexy ? Certes, avec la multiplication des outils Web 2.0, la plupart des employés sont accrocs aux interfaces ergonomiques, couleurs flashy et autres boutons designés , mais là n’est pas le problème (même si je dois reconnaître qu’un logiciel moche et mal pensé n’est pas franchement agréable à utiliser ;) ).

Ce qui manque la plupart du temps, c’est l’accompagnement. Il doit avoir lieu en amont et en aval de l’installation de la plateforme collaborative

  1. En amont, il faut aménager la plateforme pour les collaborateurs et évaluer leurs besoins de façon à l’intégrer dans le workflow. On créera idéalement un guide d’utilisation de la plateforme en fonction :
    • de la stratégie du réseau social
    • des attentes des collaborateurs (en distinguant animateurs et membres lambda) par rapport à la plateforme
  2. En aval, il faut animer les communauté formées. Pour cela, on formera des community managers internes, souvent choisis parmi les employés les plus geek. Ils devront pouvoir disposer de statistiques détaillées, pour mesurer l’impact de leurs actions sur la ou les communautés dont ils ont la charge. Leurs rôles ne sont d’ailleurs pas les mêmes en fonction de l’outil choisi. De fait, un community manager sera par exemple :
    • Modérateur sur un forum
    • Editeur sur un wiki
    • Blogueur sur un blog (oui je sais, facile ;) )

août 16 2010

Multitasking : Les Réseaux Sociaux Nous Rendront-Ils Idiots ?

tweetdeck uudistuneena

Image by Entressen kirjasto via Flickr

Les smartphones sont partout. Vous savez, ces téléphones intelligents qui vous permettent de tweeter, de vous checker sur Foursquare, de surveiller les updates de vos amis sur Facebook, d’envoyer des emails, et même (sic) de téléphoner et d’écrire des SMS. Les jeunes (et les moins jeunes) les ont adoptés, ainsi que toutes les pratiques qui y sont associées. 10% des moins de 25 ans estiment même qu’il est convenable d’envoyer des SMS durant l’amour.

Voilà un bel exemple de multitasking électronique (sans mauvais jeu de mots), ou l’art de faire plusieurs choses à la fois via les nouvelles technologies. C’est le sujet de l’étude de l’université de Londres, publiée par le Chicago Tribune, réalisée sur 1100 salariés britanniques.

Les conclusions de l’université sont édifiantes : le QI des employés soumis au multitasking électronique diminuerait plus rapidement que celui des fumeurs de cannabis ou des adeptes de nuits blanches.

Nul besoin de technologies de pointe pour faire du multitasking électronique. Téléphoner pendant que vous écrivez un email suffit à nuire à votre cerveau. Mais je m’inquiète plus pour les utilisateurs de smartphones, dont les joujous démultiplient les occasions de faire du multi-tâche. Rien de plus simple, par exemple, de tweeter pendant que vous téléphonez avec votre kit main libres.

De fait, le problème se pose surtout quand vous avez vos réseaux sociaux préférés en tâche de fond, que ce soit sur votre smartphone ou votre PC. Seesmic ou TweetDeck, par exemple, vous bombardent d’alertes dès que vos contacts font des mises à jour sur Twitter, Facebook et autres LinkedIn. Vous avez dit multi-tâche ?

A retenir : le cerveau n’est pas capable de faire plusieurs choses en même temps. Il est obligé de jongler entre les différentes tâches que vous essayez de combiner, et il le fait plutôt mal. Au travail, donc, soit vous allez sur Facebook, soit vous avancez sur vos objectifs de la semaine. Mais ne faites pas les deux en même temps ;) .

Source : slate.fr


juil 14 2010

Outlook Intègre Facebook Grâce à Social Connector : Quel Intérêt Pour Une Boîte Mail Pro ?

outlokk integre facebook

Depuis quelques temps, Microsoft Outlook dispose du plugin Social Connector. Ce dernier vous permet de syncroniser vos contacts Viadeo et Linkedin avec votre boite mail. C’est une fonctionnalité intéressante, qui permet à Linkedin et Viadeo d’être de véritables conteneurs à cartes de visite électronique. En plus, la syncronisation est rapide.

Le 13 juillet 2010, Microsoft a amélioré le Social Connector, intégrant par-là Facebook à Outlook. « Vous pouvez maintenant regarder votre réseau social pendant que vous regardez vos courriels [...] » déclare Paco Contreras Herrera, un responsable de la suite Office.

A en croire Tweetdunet, « c’est la confirmation d’une part toujours plus grande que tiennent les réseaux sociaux dans la vie des entreprises. »

Oui, les réseaux sociaux sont de plus en plus valorisés par les entreprises
. Elles sont intéressées par Lotus Connections, Blue Kiwi et autres Sharepoint 2010. Mais Facebook, à par pour la communication top-down sur les fan pages, les rebute. D’ailleurs, la plupart d’entre-elles en bloquent l’accès.

Je suis très sceptique quant au succès de ce plugin. D’abord parce que les DSI, qui sont nombreux à n’avoir jamais essayé Facebook, l’interdiront. Et ensuite parce que les collaborateurs, qui craignent que l’entreprise entre dans leur vie privée, n’oseront pas l’utiliser.

Image : makeuseof.com


juin 23 2010

Grandes Entreprises Et Médias Sociaux : Facebook, Twitter, YouTube Et Blogs Corporate

médias sociaux

(Cliquez pour zoomer)

Depuis que je travaille avec de très grandes entreprises, je m’intéresse à leur stratégie sur les réseaux sociaux.

A propos des entreprises Fortune 100 en Europe :

  • 25% ont un blog corporate
  • 71% ont un compte Twitter
  • 52% ont une page Facebook
  • 52% ont une chaîne YouTube

On voit bien que les gros mastodontes ont pris en compte les médias sociaux dans leur stratégie.
La question maintenant c’est de savoir si échange avec les internautes il y a.

Parce que
Médias Sociaux + Communication Top Down = Intérêt Proche de 0

J’aimerais avoir le même genre de chiffres pour les outils collaboratifs et les intranets 2.0. C’est là qu’est le véritable enjeu aujourd’hui.

Source de l’image : Webilus


juin 8 2010

Outils 2.0 : Levi’s Intègre Facebook dans sa Boutique en Ligne

Bouton Like de Facebook integre par la boutique Levi's

Like-minded shopping starts here

Cette petite accroche marketing a quelque chose de lénifiant. Derrière, il y a pourtant une marque bien américaine : Levi’s. Vous pouvez désormais savoir quels jeans sont préférés par les internautes. En utilisant Facebook Connect, le site vous dit même sur lesquels vos amis ont flashé.

A quoi ça sert ?

Je ne sais pas vous, mais je n’ai pas vraiment envie de porter le même jean que mes vrais/faux amis Facebook. Ce système est en fait intéressant pour la marque, qui fait d’une pierre trois coups :

  1. Rajeunir son image en s’associant au réseau social le plus populaire, Facebook. Levi’s, même si c’est une référence, n’est plus très hype.
  2. Déterminer les jeans les plus populaires pour concentrer ses efforts sur le même type de coupe / matière
  3. Rassurer les consommateurs lors de leurs achats en ligne

Ca se passe sur le Friends Store (boutique US).

En quoi est-ce innovant ?

Une fan page d’entreprise ou de marque sur Facebook n’apporte rien au consommateur. Dans les anciennes versions de Facebook, les entreprises étaient libres de faire à peu près tout sur Facebook, mais ce n’est plus le cas.

Les réseaux sociaux doivent apporter une valeur ajoutée, sinon ils sont une perte de temps pour l’entreprise. Ca vous intéresse vous de voir des photos de tee-shirts sur Facebook ? Moi pas.

Jusqu’à maintenant, les entreprises ont utilisé ces réseaux pour établir un dialogue avec leurs clients et prospects. Encore que la plupart se contentent encore de communiqués de presse. Faire une fan page Facebook où l’on se contente de mettre les photos de ses produits, cela reste un communiqué de presse. Plus tendance, certes, mais qui se banalise de toute façon. Levi’s innove et apporte une bonne idée. On attend la suite !

via Le blog de Vanina Delobelle


avr 29 2010

Veille sur Internet : Outils et Conseils

La Veille : un vrai supermarché

Typiquement, un bloggeur fait de la veille sur d’autres blogs mieux informés que lui, pour se tenir au courant de l’actualité de son domaine, et trouver des idées d’articles.
C’est intéressant pour les jeunes bloggeurs notamment, qui ont quelques difficultés à créer de l’information. De fait, ils peuvent manquer d’expérience, de confiance en eux, ou ne jugent pas leur vécu assez intéressant.

N’oubliez pas avant de rediffuser de l’information de vérifier qu’elle n’a pas été lue des milliers de fois. Pour l’Entreprise 2.0 par exemple, inutile de réécrire les billets de Bertrand Duperrin. Par contre, il peut-être intéressant de s’inspirer de petits blogs peu lus, ou des blogs US dont le contenu n’est pas toujours réécrit par les bloggeurs francophones, comme Mashable ! ou Techcrunch, pour ne citer qu’eux. Ah oui, citez vos sources !

Les Outils à Utiliser pour faire de la Veille Efficacement

  • Les Alertes Google. Elles sont assez utiles pour surveiller les nouveaux posts apparus sur la toile. Vous pouvez par exemple en configurer une sur votre nom, votre site ainsi que sur les thèmes qui vous intéressent. Vous choisissez la fréquence (une par jour, une par semaine, …) et elles arrivent directement dans votre boîte mail. Attention cependant, si vous en mettez trop, vous ne vous en sortirez plus.
  • Les Agrégateurs de flux RSS comme Netvibes ou Google Reader permettent d’ajouter tous les flux RSS des blogs que vous souhaitez. Vous pouvez même créer des onglets par thèmes, ce qui est vite indispensable dès qu’on dépasse les 10 blogs suivis.
  • Twitter, complété par de nombreux outils Web 2.0, qui en font un outil indispensable. Je vous laisse aller jeter un œil à l’article qui explique comment faire de la veille sous Twitter.

Blogs : lesquels suivre ?

Lorsque vous arrivez sur un blog, voici les quelques indices qui vous indiquent qu’il est crédible et vaut le coup d’être suivi :

  • Son design est propre, lisible et clair
  • Il a des titres qui vous parlent
  • L’information qui vous y trouvez est peu diffusée
  • Son compteur Feedburner est entamé

Faire de la Veille utile : ça s’apprend

Quand on fait de la veille, il faut avoir à l’esprit deux des pièges dans lesquels on tombe le plus facilement :

  1. Le surplus d’information :
    Plus ça va, et plus vous ajouterez des blogs à votre agrégateur de flux RSS. Au bout d’un moment, vous ne lirez même plus un tiers des posts qui apparaissent. Il faut donc savoir choisir les titres intéressants. Pour surmonter cela, vous pouvez utiliser les digg-likes comme Wikio, qui trient les articles par popularité dans de nombreux domaines. Moins de bruit, plus de contenu.
  2. Ne rien retenir. Ce piège est insidieux : vous ne vous en rendrez pas forcément compte ! Sachez que vous ne retenez que 10% de l’information que vous lisez ! Ainsi, chaque jour vous accédez à une dizaine d’articles en ayant l’impression de faire des découvertes majeures, et puis au final à la fin de la journée vous n’avez rien retenu, ou pire, tout mélangé. Pour pallier cela, le mieux pour moi ce sont les Mind Maps. Vous pouvez les faire sur papier ou on utilisant un outil comme FreeMind. Idéalement, vous mettez au centre le sujet d’un de vos prochains articles et sur les branches vous agrégez au fur et à mesure l’information que vous lisez. Au pire, faites-en une par article lu.

avr 12 2010

Qu’est-ce que l’Entreprise 2.0 ?

Cela fait un mois maintenant que j’ai lancé ce blog sur l’Entreprise 2.0 et je ne vous ai toujours pas dit ce que c’était ! La plupart des acteurs et penseurs de l’Entreprise 2.0 ont leur propre définition, qui découle de leur expérience de l’entreprise et de l’arrivée des outils Web 2.0 dans cette dernière. Moi pas ! Je ne suis encore qu’un simple étudiant ; je me suis donc servi des réflexions des autres pour vous l’expliquer.

Andrew McAfee est l’éminent chercheur qui a créé le terme Entreprise 2.0 au printemps 2006. Pour lui, l’Entreprise 2.0 c’est l’utilisation de plateformes d’outils sociaux émergents à l’intérieur des entreprises, ou entre les entreprises et leurs partenaires et/ou clients.

Ca n’est pas forcément très clair au premier abord, ni même au deuxième d’ailleurs. Pour l’expliquer, McAfee précise les termes suivants :

  1. Emergents : les systèmes émergents comportent un grand nombre d’acteurs autonomes qui agissent en suivant leur intérêt propre. Chacun fait ses petites actions, contribuant par là à créer un système global et très structuré (comme une fourmilière). Les intranets des entreprises, gérés par le service SI, ne sont de fait pas émergents, contrairement aux outils Web 2.0 qui permettent notamment de placer des tags ou des liens hypertextes. McAfee ajoute que les outils à but communautaire et pas individuel, comme les Digg-like de type Wikio favorisent cette émergence, mais risquent de croitre moins vite que les outils que les internautes utilisent pour eux-même.
  2. De forme libre : optionnels, pas affectés par la hiérarchie de l’organisation, et acceptant plusieurs types de données.
  3. Plateformes : environnements digitaux où les contributions et les discussions sont visibles globalement et durablement (ce qui exclut les mails et les messages instantanés de type Skype ou Messenger).

Poursuivons avec Bertrand Duperrin qui produit régulièrement du contenu sur l’Entreprise 2.0.
B.Duperrin critique la vision d’Andrew McAfee, plus focalisée sur les outils qui font l’Entreprise 2.0 que sur l’entreprise elle-même. Je le cite : « l’Entreprise 2.0 n’est pas une entreprise qui utilise des blogs et des wikis ». De fait, dans sa définition, McAfee ne considère pas les dynamiques portées par les individus à l’intérieur de l’entreprise, mais se concentre seulement sur les outils.

Voilà la définition de Bertrand Duperrin sur l’Entreprise 2.0. N’hésitez pas à lire toute la page où il décrit le processus qui l’a amené à cette définition : c’est très instructif.

« L’entreprise 2.0 est la mise en œuvre d’un ensemble de moyens permettant l’éclosion de dynamiques portées par les individus dans le but d’adapter l’entreprise aux enjeux de l’économie de la connaissance et aux évolutions sociétales, sous contrainte de sa culture et de son contexte. »

Dans la définition de Duperrin, on retrouve bien la mise en œuvre d’outils, mais cette fois avec comme pré requis un certain contexte au sein de l’entreprise. Pensons aux outils de l’Entreprise 2.0. Pour McAfee, ils doivent être d’un certain type (émergents, notamment), alors que Duperrin précise qu’ils doivent permettre à de nouvelles dynamiques d’éclore au sein de l’entreprise.

Ce sont des dynamiques similaires à celles auxquelles on a assisté ces dernières années, portées par le Web 2.0 (ce côté petites contributions pour résultat global et très structuré, bien décrit par … McAfee) et les outils du même nom. Elles ne demandent qu’à arriver en entreprise, pour peu que ces dernières aient la culture adéquate et les outils adaptés.

A mon sens, McAfee et Duperrin parlent bien de la même chose. Le premier se focalise sur les outils, le second sur l’entreprise et les individus. Cependant, on se rend bien compte que la définition de Duperrin est plus proche de la réalité car plus complète : les outils seuls ne pourront jamais permettre à une entreprise de devenir tout à coup « 2.0 ». Tout d’abord parce que cela peut nous amener à croire que tel outil est mieux que les autres, ou, pire, que tel outil fonctionne dans toutes les entreprises. On manquerait ainsi l’étape majeure d’observation – analyse des comportements des employés au quotidien, qui permet simplement aux outils 2.0 d’être utiles et … utilisés.

Désormais vous devriez à peu près savoir de quoi on parle ! La question qui se pose maintenant c’est … à quoi ça sert ? L’éclosion de dynamiques portées par les individus, oui, mais dans quel but ? Tout cela sera le sujet d’un prochain article.


mar 25 2010

Améliorer la Collaboration : de l’Ecole à l’Entreprise, la Problématique de l’Adoption des Outils 2.0

EPISODE I : COMMENCER AU BERCEAU

A l’école, on nous a toujours exhortés à l’individualisme : ne pas copier sur le voisin, avoir les meilleures notes de la classe, etc., le comble du comble étant les classes prépas, ou le vice est poussé à l’extrême.  Et puis, tout à coup, en arrivant en Ecole de commerce, on nous demande des travaux de groupe à la pelle. Quoi, les profs ont la flemme de corriger ? C’est ce que nous pensons naïvement au départ, même si il y a surement une part de vrai là-dedans. Non, notre esprit n’est absolument programmé pour cela. Depuis 20 ans, nous travaillons pour notre petite personne, et nous ne voyons vraiment pas pourquoi ça devrait changer.

Je me suis rapidement rendu compte que, à part pour certains projets très motivants qui sont finalement peu nombreux, nous restons très individualistes dans notre façon de travailler.
Nous rechignons à aller aux réunions qui sont un gaspillage de temps considérable étant donné que nous sommes habitués à travailler seul, nous cherchons tous à avoir la partie du travail qui nous paraît la plus valorisante (toujours pour avoir la meilleure note possible et se faire mieux voir par le professeur, même si ça se passe souvent à un niveau inconscient) et imputons aux autres la responsabilité d’une mauvaise note, le cas échéant. C’est vrai que ça peut sembler ridicule écrit noir sur blanc comme ça, mais c’est la réalité : nous faisons tous, ou presque, ça d’instinct.

Et donc ces brillants élèves que nous sommes, l’élite de la France dont je fais bien évidemment partie, vont devoir tout à coup collaborer en entreprise. N’y-a-t’il pas un hic dans l’histoire ?  Heureusement, on fait des stages avant de faire le grand saut dans le business parce que 20 ans de câblage individualiste, c’est dur à défaire !

Je ne vais pas vous proposer de réformer l’école, ça n’est vraiment pas mon rôle et je risquerais fortement de vous dire des conneries. Par contre, je pense que nous devons tous avoir à l’esprit que c’est en collaborant que l’on produit les meilleurs résultats, et il faut donc y mettre toute notre bonne volonté. Les études jusqu’au lycée, et même après dans le supérieur, ne se prêtent pas forcément à la collaboration parce que les concours et les examens sont individuels. Il y a cependant de nombreux projets qui se font à plusieurs et d’ailleurs même pour les travaux individuels il est possible de collaborer, en partageant des outils, des astuces, etc.

Si vous avez fait quelques recherches, vous pouvez lire un peu partout que les outils du web 2.0 ne sont pas la pilule miracle pour améliorer le travail en équipe en entreprise. Cependant, je pense que pousser une équipe projet, par exemple, à les utiliser au quotidien peut amener ses membres à prendre de bonnes habitudes. Collaborer au travail, ça s’apprend !

EPISODE 2 : LES FAIRE UTILISER LES BONS OUTILS

Il existe désormais de très nombreux outils dédiés à la gestion de projet et la collaboration en équipe projet. La plupart sont payants ou proposent une durée d’essai de 30 jours. Il y a quelques jours, la liste des 15 meilleurs outils de gestion de projet circulait sur Twitter. J’ai testé Teamwork, pour le comparer à Google Docs, que nous utilisons dans mon équipe projet actuellement. Le problème de Google Docs, c’est que ça n’est pas très intuitif. Les membres de notre équipe projet, pas vraiment sensibilisés aux enjeux de la collaboration (on est en Ecole je vous rappelle !), préfèrent utiliser le mail dès qu’ils ont besoin de faire passer un message ou un fichier, et travaillent chacun dans leur coin. Pour travailler ensemble, nous avons besoin de faire des réunions « physiques ». L’autre problème c’est  que ce type de logiciel est souvent perçu comme un « truc de geek » hors de l’entreprise, et ce par 90% des gens. Certains ne prennent même pas la peine de s’inscrire aux groupes quand on leur propose : c’est bien l’adoption des outils 2.0 qui est problématique ici.

Teamwork est plus complet que Google Docs, mais encore une fois il me paraît trop peu intuitif pour des étudiants qui ne sont pas en entreprise, et qui ne se sentent donc pas obligés de « s’y mettre ».

EPISODE 3 : RESTER PATIENT ET LES INCITER, … SANS LES FORCER

Les outils doivent être adoptés par l’équipe projet de façon volontaire. Ils doivent pouvoir en mesurer les effets, et être attirés par les avantages qu’ils permettent et la valeur ajoutée qu’ils produisent, par rapport au simple mail. C’est Andrew McAfee, qui a inventé fin 2006 le terme « Entreprise 2.0 », et qui décrit dans un de ces articles pédagogiques les six choses à ne pas faire pour éviter l’échec de la nouvelle collaboration en entreprise.

Il préconise d’ailleurs dans ce même article d’éviter de sortir de mot « social » à tout bout de champ. Cela me semble très censé notamment parce que les DGs et les managers ne veulent pas avoir l’impression de diriger un camp de vacances. Par contre, pour des étudiants ? Je pense que la dimension ludique des outils peut aider à l’adoption de ces nouvelles façons de collaborer. C’est un point à ne pas négliger en Ecole de commerce, d’ingénieurs (quoique leur culture plus informatique doit aider !) ou tout autre équipe projet composée de Digital Natives, irrésistiblement attirés par les outils ludiques et les jeux.

Ces outils 2.0 donnent les moyens aux équipes de mieux collaborer. Cependant, sans la motivation, sans une volonté de collaborer pour atteindre un objectif commun, l’adoption seule des outils 2.0 ne sert à rien. C’est un des points développés dans le livre de Morten T. Hansen, Collaboration: How Leaders Avoid the Traps, Create Unity, and Reap Big Results, dont j’essaierais de vous faire un petit compte rendu un peu plus tard.