sept 24 2010

Réseaux Sociaux d’Entreprise : Préférez la Simplicité

Préférez le Cloud Computing

Less is more. Cette phrase rendue célèbre par Leo Babauta et son livre The Power of Less est de plus en plus appliquée dans le monde du software.

C’est un peu le slogan de 37signals, éditeur d’applications web. L’entreprise crée volontairement des outils avec moins de fonctionnalités que la concurrence. Se tire-t-elle pour autant une balle dans le pied ? Non, c’est une excellente chose.

Pourquoi limiter le nombre de fonctionnalités des applications web est une bonne idée :

De fait, une application web avec moins de fonctionnalités c’est :

  • un travail de développement moins important (ou alors une meilleure qualité pour le même coût), moins de spécialités à mobiliser, donc au final un prix plus compétitif ou un produit plus abouti. Une seule fonctionnalité demande d’ailleurs moins d’apprentissage / de formation, ce qui réduit encore les coûts globaux pour les utilisateurs.
  • une plus grande réactivité face aux évolutions du marché. D’une part, il est plus facile de dépasser la concurrence si l’on concentre ses forces sur une fonctionnalité. D’autre part, c’est aussi plus rapide de créer des API compatibles avec des applications complémentaires.
  • moins de confusion chez les clients : ils savent exactement ce qu’ils ont acheté et (normalement) ce qu’ils vont en faire.
  • un outil qu’on peut compléter avec d’autres applications. Les clients ne sont pas coincés dans une solution tout-en-un. D’autant que la tendance actuelle sur le web est de maximiser la compatibilité et donc les ponts entre plusieurs applications spécialisées.

Certes, au final, l’addition de plusieurs petites applications peut revenir plus cher qu’une plateforme intégrée (et encore, j’ai de sérieux doutes). Mais l’avantage des premières, c’est qu’elles sont jetables. En partant sur du cloud computing, on n’engage pas de dépenses considérables, ce qui permet de valider les besoins des utilisateurs sans se ruiner.

La bonne idée serait donc de lancer une phase d’expérimentation avec de petites applications, pour au final choisir entre deux options :

  1. préférer la plateforme « tout-intégré » la plus adaptée aux besoins validés lors de l’expérimentation
  2. pérenniser les petites applications en faisant des demandes spécifiques de développement, et pourquoi pas en les prenant en local

Il faut savoir que, la plupart du temps, la deuxième solution reviendra moins cher et sera plus souple.

Pourquoi faut-il encore plus préférer la simplicité dans le cas d’un réseau social ?

Au lancement d’une plateforme, deux choses, notamment, sont primordiales :

  1. l’adoption par les collaborateurs
  2. l’atteinte des objectifs stratégiques assignés par le management

Laissons les objectifs du réseau de côté pour cette fois.

L’adoption des collaborateurs est guidée par :

  • leur expérience des réseaux sociaux et des outils web 2.0 comme les blogs, les wikis
  • leur motivation (guidée par une volonté de reconnaissance ou un intérêt dans leur travail, notamment)
  • la carotte et le bâton qu’on leur fait miroiter

Nous parlons bien ici du cas d’une plateforme lancée de façon top-down, dans le cas d’un projet d’intégration globale de l’entreprise. De fait, si les deux premiers facteurs sont valables en cas d’émergence spontanée de communauté <> plateforme, ça n’est pas le cas pour le troisième.

On ne doit pas compter sur l’expérience des collaborateurs en web 2.0, même s’il arrive qu’on les sous-estime. Les geeks sont souvent là où on ne les attend pas ;) Il faut donc jouer sur leur motivation. Les collaborateurs doivent bien comprendre l’intérêt qu’ils ont à utiliser ces outils. Et pour bien comprendre, mieux vaut qu’ils n’en aient pas 10 à utiliser en même temps.

On pourra commencer par mettre un simple forum en place, pour y ajouter ensuite un wiki pour la réification du contenu. Puis, plus tard, si d’autres besoins émergent, il est toujours possible d’ajouter des applications complémentaires, en créant des ponts entre-elles. Au final, on en revient au choix précédent entre une plateforme intégrée ou la pérennisation de l’existant. Et ce choix, c’est souvent aux DSI qu’il revient. Mais vous le savez, la seule constante c’est le changement. Préférez l’agilité !


août 16 2010

Multitasking : Les Réseaux Sociaux Nous Rendront-Ils Idiots ?

tweetdeck uudistuneena

Image by Entressen kirjasto via Flickr

Les smartphones sont partout. Vous savez, ces téléphones intelligents qui vous permettent de tweeter, de vous checker sur Foursquare, de surveiller les updates de vos amis sur Facebook, d’envoyer des emails, et même (sic) de téléphoner et d’écrire des SMS. Les jeunes (et les moins jeunes) les ont adoptés, ainsi que toutes les pratiques qui y sont associées. 10% des moins de 25 ans estiment même qu’il est convenable d’envoyer des SMS durant l’amour.

Voilà un bel exemple de multitasking électronique (sans mauvais jeu de mots), ou l’art de faire plusieurs choses à la fois via les nouvelles technologies. C’est le sujet de l’étude de l’université de Londres, publiée par le Chicago Tribune, réalisée sur 1100 salariés britanniques.

Les conclusions de l’université sont édifiantes : le QI des employés soumis au multitasking électronique diminuerait plus rapidement que celui des fumeurs de cannabis ou des adeptes de nuits blanches.

Nul besoin de technologies de pointe pour faire du multitasking électronique. Téléphoner pendant que vous écrivez un email suffit à nuire à votre cerveau. Mais je m’inquiète plus pour les utilisateurs de smartphones, dont les joujous démultiplient les occasions de faire du multi-tâche. Rien de plus simple, par exemple, de tweeter pendant que vous téléphonez avec votre kit main libres.

De fait, le problème se pose surtout quand vous avez vos réseaux sociaux préférés en tâche de fond, que ce soit sur votre smartphone ou votre PC. Seesmic ou TweetDeck, par exemple, vous bombardent d’alertes dès que vos contacts font des mises à jour sur Twitter, Facebook et autres LinkedIn. Vous avez dit multi-tâche ?

A retenir : le cerveau n’est pas capable de faire plusieurs choses en même temps. Il est obligé de jongler entre les différentes tâches que vous essayez de combiner, et il le fait plutôt mal. Au travail, donc, soit vous allez sur Facebook, soit vous avancez sur vos objectifs de la semaine. Mais ne faites pas les deux en même temps ;) .

Source : slate.fr


juin 8 2010

Outils 2.0 : Levi’s Intègre Facebook dans sa Boutique en Ligne

Bouton Like de Facebook integre par la boutique Levi's

Like-minded shopping starts here

Cette petite accroche marketing a quelque chose de lénifiant. Derrière, il y a pourtant une marque bien américaine : Levi’s. Vous pouvez désormais savoir quels jeans sont préférés par les internautes. En utilisant Facebook Connect, le site vous dit même sur lesquels vos amis ont flashé.

A quoi ça sert ?

Je ne sais pas vous, mais je n’ai pas vraiment envie de porter le même jean que mes vrais/faux amis Facebook. Ce système est en fait intéressant pour la marque, qui fait d’une pierre trois coups :

  1. Rajeunir son image en s’associant au réseau social le plus populaire, Facebook. Levi’s, même si c’est une référence, n’est plus très hype.
  2. Déterminer les jeans les plus populaires pour concentrer ses efforts sur le même type de coupe / matière
  3. Rassurer les consommateurs lors de leurs achats en ligne

Ca se passe sur le Friends Store (boutique US).

En quoi est-ce innovant ?

Une fan page d’entreprise ou de marque sur Facebook n’apporte rien au consommateur. Dans les anciennes versions de Facebook, les entreprises étaient libres de faire à peu près tout sur Facebook, mais ce n’est plus le cas.

Les réseaux sociaux doivent apporter une valeur ajoutée, sinon ils sont une perte de temps pour l’entreprise. Ca vous intéresse vous de voir des photos de tee-shirts sur Facebook ? Moi pas.

Jusqu’à maintenant, les entreprises ont utilisé ces réseaux pour établir un dialogue avec leurs clients et prospects. Encore que la plupart se contentent encore de communiqués de presse. Faire une fan page Facebook où l’on se contente de mettre les photos de ses produits, cela reste un communiqué de presse. Plus tendance, certes, mais qui se banalise de toute façon. Levi’s innove et apporte une bonne idée. On attend la suite !

via Le blog de Vanina Delobelle


mai 25 2010

Gestion de Projet : Devenez un Chef de Projet Reconnu

Un Chef de Projet Reconnu

N’avez-vous jamais voulu qu’on vous prenne enfin pour quelqu’un de compétent ?

C’est ici que ça se passe.

Dans cet article, vous apprendrez :

  1. Comment vous comporter pour obtenir l’adhésion de ceux avec qui vous travaillez
  2. Que dire pour paraître compétent
  3. Comment améliorer vos profils sur les réseaux sociaux

L’auteur de The Project Shrink Blog a proposé un sondage aux visiteurs de son blog, dans lequel il pose cette question : « si vous aviez 10 minutes pour juger un chef de projet, qu’est-ce que vous observeriez ? ». Il en a tiré quelques conclusions intéressantes :

« S’il utilise le jargon des livres, pour moi [le chef de projet] est en bas de l’échelle. S’il parle de l’importance des parties prenantes et des gens en général, c’est le haut de l’échelle. En prenant en compte les parties prenantes, il montre qu’il a été sur le terrain. » Notez l’importance du vocabulaire.

Dans les dix premières minutes, les apparences comptent vraiment. Les participants au sondage rechignent à l’avouer tant cela paraît superficiel, mais c’est vrai. Les gens recherchent des indices visibles de compétence, de confiance en soi et de calme. Même les habits que vous portez ont une importance. Habillez-vous avec goût, choisissez une coupe correcte et imitez la façon de s’habiller de votre client.

Pour la plupart des gens, il va de soi qu’un Chef de Projet est un bon communicant. C’est donc là qu’il est attendu au tournant. Sachez bien écouter avant de bien parler. Quand vous parlez, faîtes bien attention à ne pas vous emporter à propos d’un sujet donné. Vos opinions sont importantes, mais pas autant que votre self-control et votre confiance en vous.

Dans ces mêmes dix premières minutes, on attend de vous des mots comme « Nous », « Vous », « Tu », « Notre », « Equipe », « Soutien ». Surtout, évitez les mots à la mode et aux barbarismes. Il vous feront passer pour quelqu’un d’incompétent cherchant à noyer le poisson.

Faites aussi attention à ne pas en faire trop. Ou plutôt, demandez-vous pourquoi vous le faites. Bas De Baar explique que lors d’un projet, il avait passé trois jours à créer un énorme logigramme de Gant. Ce logigramme était destiné à un vendeur expérimenté, proche de la retraite. Après avoir jeté un œil dessus, le vendeur l’a jeté. Il a ensuite pris du papier et un stylo, et lui a demandé : « qu’est-ce que vous attendez de moi ? ». Certes, Gant est très bien connu dans le milieu de la gestion de projet. N’oubliez pas que tout le monde ne fait pas de la gestion de projet !

Avant de vous rencontrer, les gens vont surement aller jeter un oeil à ce qui se dit sur vous. Votre profil LinkedIn, par exemple, comporte une photo de profil, les mots-clés qui expliquent ce que vous faites, des entreprises chez qui vous avez travaillé, et les groupes auxquels vous appartenez.

Est-ce que vous portez un costume sur cette photo ? Ou est-ce une photo de vous entrain de traverser la jungle ? Est-ce vous vous décrivez comme un expert en X ou comme un simple Comptable ? Tout cela est important. Comme nous l’avons vu plus haut, dans les premières minutes, les apparences comptent.

Pour améliorer votre profil, n’hésitez pas à farfouiller sur celui de tous vos contacts (et pas seulement sur LinkedIn, allez voir sur les autres réseaux sociaux dont vous faites partie). A chaque fois que vous ressentez une bonne « vibe », notez tous les éléments marquants du profil concerné. En recoupant toutes ces informations, vous obtiendrez les grandes lignes à suivre pour faire de votre profil un avantage en votre faveur, dans les premières minutes … et les suivantes.